Child Life – Baan nana

Enfants des minorités : Centre Baan Nana

Child Life est la seconde école que nous avons commencé à aider. Situé à l’extrême nord de la Thaïlande, ce centre vient en aide aux enfants des rues de la ville de Mae Sai depuis 13 ans.

GÉOGRAPHIE :
Mae Sai est située à l’extrême nord de la Thaïlande, dans la région de Chiang Rai. Mae Sai est une ville frontalière, elle communique avec la Birmanie et se situe à proximité du Laos.

Au cœur des montagnes, le climat de la ville est beaucoup plus frais que dans d’autres parties de la Thaïlande. On distingue trois saisons différentes: l’été, l’hiver et la saison des pluies.

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LA SITUATION DES AKHAS :
Les Akhas sont un peuple des montagnes, vivant entre la Thaïlande et la Birmanie. Il y a 60 ans, leurs territoires (ainsi que ceux d’autres minorités) ont été annexés par le pouvoir birman.

Les Shans, mais aussi les Karens et toutes les autres ethnies des montagnes n’ont eu de cesse que de réclamer leur indépendance.

Après 60 ans de lutte armée, un cessez le feu vient d’être décrété entre le pouvoir birman et l’ensemble des minorité ethniques des montagnes. Mais les victimes du conflit ont été très nombreuses, la dictature birmane est toujours considérée comme l’une des pires au monde. Les massacres et les tortures ont été pratiqués tout au long du conflit par les autorités birmanes.

Aujourd’hui les minorités ethniques vivent dans un état de forte pauvreté, les Akhas sont une des plus petite minorité avec environ 33 000 personnes estimées.

De nombreux enfants orphelins survivent le long de la frontière et tentent tant bien que mal de survivre. A Mae Sai, de nombreux enfants errent, ou erraient dans les rues, jusqu’à la création de Child Life.

HISTORIQUE DE CHILDLIFE :
ngaow
Child Life (Baan nana en Thaïlandais) est née de l’initiative de Ngaow, un Thaïlandais de l’Est qui, en visite à Mae Sai est interloqué par la présence d’enfants mendiants partout dans la ville. Il va voir les autorités qui lui disent «ne vous inquiétez pas, ces enfants ne sont pas Thai». Il décide de louer une maison et commence à recueillir ces «enfants des rues».

15 ans plus tard, l’internat est aujourd’hui logé dans une ferme de 2 hectares à une demi-heure de la ville. Soutenus par de nombreux Thaïlandais de Bangkok à son départ, l’école a accueilli jusqu’à 120 enfants. Mais après les inondations de 2011, les donateurs n’ont plus les moyens de soutenir l’école et les deux tiers du budget s’envolent. Ngaow, la mort dans l’âme, est obligé de se séparer de 70 des enfants qu’il place dans d’autres écoles, hélas le plus souvent liées à des mouvements religieux. Il est malgré tout contraint de payer leurs frais de scolarité. Il décide alors de commencer à exploiter les ressources de la ferme pour faire du commerce. L’internat produit et vend du riz brun organique. Mais cette ressource ne suffit pas et les salaires du personnel ne sont le plus souvent pas payés.

ORGANISATION INTERNE :
Passant de plus de 20 personnes à 9 aujourd’hui le personnel de l’école est réduit. Il est composé de Ngaow et sa femme, et d’anciens enfants du centre revenus les aider !

Les enfants mettent la main à la pâte, en cuisine mais également dans les champs quand le besoin s’en ressent. L’absence de donateurs fixe contraint l’école à improviser.

Les enfants sont tous scolarisés dans des écoles Thaïlandaises. Les conditions de vie au centre sont spartiates mais l’environnement sain.

QUELQUES CHIFFRES :
• 50 enfants, 25 filles et 25 garçons.
• L’internat produit 15 tonnes de riz brun par an, 5 sont consommées et 10 vendues.

LES ENFANTS :
Les enfants recueillis par le centre ont eu un début de parcours difficile. Trouvés dans la rue, le plus souvent en train de mendier, ces enfants sont soit orphelins, soit ont des parents défaillants. De la drogue et notamment de l’opium sont produits en Birmanie et les villes frontalières en sont la plaque tournante. Parmi les parents des enfants, certains sont opiomanes. Le centre recueille les enfants et envoie les parents en centre de désintoxication. Certains enfants eux mêmes, très jeunes, peuvent être addicts à la glue. Le travail du centre ne se contente donc pas d’héberger les enfants et de les envoyer à l’école, mais aussi de leur donner des bases stables et les repères dont ils ont été privés. Le projet de ferme prenant dès lors, tout son sens.

Le centre vient également en aide aux enfants victimes d’abus ou de violences dans toute la région de Chiang Rai.

 

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